Bébé est né il y a 1 mois. Entre les tétées, les couches, les câlins et tout ce que je voulais faire sur le temps qu'il me restait, le combo flemme+fatigue a eu raison de ma volonté de mettre à jour ce blog.

Alors, l'accouchement, c'est comment ?

Toutes vous le diront : c'est différent pour chaque femme. Pour ma part, je m'en suis plutôt bien sortie même si sur le coup je n'ai pas franchement kiffé le truc. Quelques contractions ont commencé la veille dans la nuit et, contrairement à ce que m'avait affirmé mon obstétricienne, je ne les ai pas reconnues instantanément. Mon haut du ventre restait souple et j'attribuais la douleur à des étirements du bébé qui n'avait plus la place d'en faire autant... Ca s'est calmé dans la matinée puis ça a repris crescendo dans l'après-midi, pendant le match d'Euro de l'équipe de France. J'ai fini mon aprèm dans la piscine boudin à demander à chéri de compter les minutes séparant 2 contractions. La douleur s'intensifiant j'ai commencé à paniquer et ça n'a pas manqué de me rajouter de "fausses" contractions, j'en étais arrivée à toutes les 2 minutes alors on a foncé à la maternité (enfin foncé, on a judicieusement laissé mon dossier de grossesse dans l'entrée alors on a fait demi tour au bout de 5 minutes pour revenir le chercher...). Pour me détendre la sage femme m'a perfusé avec un produit qui me faisait un peu planer entre les contractions, ce qui a permis de les ré-espacer à toutes les 5 minutes et qu'elles retrouvent leur efficacité. A 23h j'ai perdu les eaux : inondation de la table de travail, petit moment de panique en mode "suis-je en train de me pisser des litres dessus sans pouvoir m'arrêter ??". A partir de là les contractions ont redoublé d'intensité alors l'anesthésiste s'est grouillé de me poser la péridurale (enfin grouillé, il s'y est pris à 2 fois car il l'avait mise dans un capillaire au premier essai...). Et à 2h du matin la sage-femme mettait des gants et m'annonçait que ma dilatation était complète et qu'on allait commencer à pousser.

Mini-crabe est arrivé 20 minutes plus tard. Le gynécologue de garde avait manifestement très envie de retourner à ses affaires puisqu'il tirait une tronche pas possible, n'avait même pas pris la peine de se laver les bras marqués de craie bleu/blanc/rouge et a ordonné qu'on m'injecte une bonne dose d'ocytocine pour accélérer le travail puis a pratiqué une épisiotomie pour ne pas y passer 3 heures alors que la sage-femme semblait confiante pour l'éviter.. Merci monsieur.

La péridurale en tout cas, c'est vraiment une invention magique. Je n'ai presque plus ressenti de douleur dès qu'elle a commencé à faire effet. La sage-femme m'avait remis une dose avant la poussée qui a dû être au max de son efficacité dans les 2h qui ont suivi puisque je n'avais plus aucune emprise sur ma jambe gauche et ça c'était un peu flippant mais tout est revenu à la normal le lendemain.

Le séjour à la maternité s'est plutôt bien passé, on a appris à faire connaissance avec mini-crabe et le personnel était d'une aide précieuse et agréable, hormis une auxiliaire puéricultrice un peu sèche (le genre qui vous dit avec dédain que c'est normal que votre gosse vous pisse dessus si vous le tenez dans vos bras quand il est nu, alors que vous n'alliez pas le laisser nu sur la table à se geler les miches en attendant que madame finisse ses papiers pour vous montrer le bain).

L'allaitement s'est révélé être une autre paire de manches. J'appréhendais la douleur et finalement, une fois que j'ai fini par comprendre que passé les premières tétées les douleurs ne duraient que si l'enfant était mal positionné sur le sein, ça s'est bien passé. Comme on ne vous le dit pas dès le départ cependant, vous souffrez bêtement pensant que c'est normal que ça lance les premiers jours et vous vous retrouvez avec des crevasses... Pour cicatriser je me baladais donc les seins à l'air dès que possible et je ne mettais pas de soutien-gorge. Je ne sais pas si ça a fait la différence mais au bout de 48h je me suis tapé une montée de lait phénoménale : mes seins ont triplé de volume (oui oui, triplé !), ils étaient chauds, durs et carrés et ça a finit par me faire un mal de chien qui ne passait pas ! Trop de lait pour un bébé qui n'avait pas encore un appétit suffisant = engorgement, youpi. Pour faire passer ça j'ai appliqué de la chaleur comme conseillé mais ça ne suffisait pas alors j'ai fureté sur internet et j'ai découvert une technique efficace mais très (très) longue pour vider chaque sein sans stimuler à nouveau la production de lait (car tirer le lait ou presser le sein, ça le stimule) : la technique du verre d'eau chaude. Tu remplis un verre d'eau tiède à chaude et tu laisses tremper ton téton dedans, un ou plusieurs filet(s) de lait se mettent à s'écouler en douceur. Le problème de cette technique c'est que tu dois te tenir penchée au dessus du verre et que tu te fous de l'eau partout si tu bouges, donc moi j'ai passé des heures penchée au dessus du lavabo, ce qui n'est pas la position la plus confortable que je connaisse. Enfin au moins, ça a finit par me soulager un peu. Mon excès de lait étant resté important malgré un bébé glouton, les tétées sont devenues un obstacle à chaque sortie puisque je devais m'équiper de coque-recueille lait (pour le sein qui se fout à couler pendant qu'il tète l'autre) et de serviettes (pour protéger mes fringues) à chaque fois. Comme je ne dispose pas de 50 tenues d'allaitement qui me permettraient de me changer régulièrement et que ce n'est pas franchement pratique ni très élégant de finir chaque tétée avec une serviette mouillée et une coque de lait à vider, j'ai décidé de passer à l'allaitement mixte pour pouvoir partir quelques jours en vacances avec chéri et mini-crabe. On en est donc à remplacer progressivement quelques tétées par un biberon. Et je vous le dis de suite, contrairement aux idées reçues, le bib' ne fait pas + faire ses nuits au nourrisson. Ou alors j'ai fait le seul enfant au Monde qui ne respecte pas la règle mais avec le sein mini-crabe dort jusqu'à 6 heures alors qu'avec le bib' on ne dépasse pas les 3h30 !

 

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