Depuis vendredi soir, nos yeux ne décrochent plus des informations.

Alors qu'on s'apprêtait à passer une soirée tranquille, un ami qui vit dans le XIème a publié l'impensable. Immédiatement on a voulu savoir. On a suivi les attaques à travers les yeux des journalistes sur le terrain et de nos amis riverains. On a retenu notre souffle et on a succombé devant l'horreur. Stupeur et incrédulité ont envahi nos têtes avant que l'on parvienne à assimiler ce qui était en train de se passer.

On attend, impuissants, les chiffres d'un bilan qui ne cesse de s'alourdir. On est atterrés à l'écoute des idées de certaines personnalités de notre paysage politique, reprises en choeur par une frange de notre population. On regarde défiler les vraies et fausses images du Monde sur les réseaux sociaux. On s'émeut devant les témoignages des survivants et ceux qui pleurent leurs morts. On essaye de retrouver le sourire grâce à la solidarité qui s'affiche.

On en veut à ces fanatiques de semer la terreur impunément. On se sent désarmé face à cette folie qui parvient à séduire encore quelques uns de nos concitoyens.

On aime notre pays et nos libertés plus que jamais.

On a mis une bougie à nos fenêtres et on a observé bien plus qu'une minute de silence.

On est tristes. Blessés. Mais déterminés à ne pas les laisser gagner.

bougie coeur bleue